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Suis-je en train de vivre ma vie… ou celle d’un ancêtre ?

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Quand l’histoire familiale influence nos choix, nos blocages et même notre corps



Avez-vous déjà eu l’impression de répéter toujours la même histoire ?

Comme si, malgré vos efforts, certains schémas revenaient : les mêmes difficultés relationnelles, les mêmes peurs, les mêmes blocages… ou cette sensation étrange que quelque chose vous retient sans raison claire.

Parfois, ce que nous vivons ne commence pas avec nous.

Nous héritons bien sûr de traits physiques, d’une culture familiale, d’une éducation…mais nous pouvons aussi hériter d’une mémoire émotionnelle plus profonde, issue de l’histoire de notre famille.

C’est ce qu’on appelle le transgénérationnel.

En donnant la parole au corps et à la mémoire inconsciente qu’il porte, la kinésiologie offre un chemin pour mettre en lumière cet héritage invisible et s’en libérer en profondeur.


Quand l’histoire familiale continue d’agir


Depuis longtemps, thérapeutes et chercheurs observent que certains événements marquants d’une lignée peuvent continuer à influencer les générations suivantes.

La psychologue, Anne Ancelin Schützenberger, a notamment montré combien les deuils, les secrets, les traumatismes ou les ruptures familiales pouvaient laisser une trace durable dans l’histoire d’une famille.

Ces événements ne sont pas toujours racontés.Parfois ils sont tus, oubliés, minimisés… mais cela ne signifie pas qu’ils ont disparu. Ils peuvent continuer d’agir de manière invisible.

Dans de nombreuses familles, certaines histoires semblent revenir comme si elles suivaient un rythme invisible.Ce phénomène, que l’on observe depuis longtemps, est ce que les psychologues appellent les répétitions familiales.


Ces répétitions peuvent se manifester de plusieurs façons :


  1. Les prénoms : on retrouve souvent le même prénom sur plusieurs générations, parfois associé à un destin similaire. Par exemple, un “Jean” ou une “Marie” peut être celui ou celle qui a vécu un traumatisme, et son petit-fils ou sa petite-fille portant le même prénom (ou un prénom similaire ou dérivé) rencontre des situations émotionnellement semblables.


  2. Les dates : certaines dates deviennent des repères marqués dans l’histoire familiale.


    Un exemple frappant rapporté dans Aïe, mes aïeux ! d’Anne Ancelin Schützenberger :


    -une grand-mère meurt le 12 mai,


    -son fils le même jour, quelques années plus tard,


    -l’oncle également un 12 mai,


    -et la petite-fille doit subir une opération ce même jour, elle choisit de la faire reporter.


Ces coïncidences frappantes sont souvent appelées le “syndrome d’anniversaire” : l’apparition répétée d’événements significatifs à la même date dans la lignée familiale. L’inconscient aime les répétitions pour ne pas que les événements soient oubliés.


  1. Les schémas émotionnels ou de vie : il peut s’agir de carrières interrompues, de difficultés relationnelles, de maladies, phobies ou de séparations. Ces répétitions montrent que certains stress ou traumatismes non résolus continuent de résonner dans les générations suivantes.


On cite souvent la famille du président américain, John F. Kennedy, marquée par une succession d’événements tragiques sur plusieurs générations : assassinats, accidents, drames familiaux.

Bien sûr, il ne s’agit pas de parler de “malédiction”, mais cet exemple illustre combien, dans certaines lignées, des événements forts peuvent laisser une empreinte durable et traumatique.


Comment cela peut se manifester dans la vie :


Dans mon accompagnement, je rencontre souvent des personnes qui ressentent :


  • une peur irrationnelle de manquer d’argent alors que leur situation est stable


  • une difficulté à prendre leur place dans leur travail ou leur famille


  • des schémas amoureux répétitifs


  • une tendance à s’oublier pour les autres


  • une fatigue émotionnelle difficile à expliquer



Quand on explore leur histoire, on découvre parfois :


  • une grand-mère qui a tout sacrifié pour survivre


  • un ancêtre ruiné ou exilé


  • un enfant mort trop tôt dans la lignée


  • une femme abandonnée


  • un secret jamais exprimé


Sans en avoir conscience, la personne peut porter une forme de loyauté familiale :comme si une part d’elle restait fidèle à l’histoire de ses ancêtres.


Le corps, gardien silencieux de la mémoire


On pense souvent que ces transmissions sont uniquement psychologiques.

Pourtant, le corps joue un rôle essentiel.


Le système nerveux enregistre les stress, les peurs, les stratégies de survie. Et certaines de ces empreintes peuvent se transmettre à travers les générations, que ce soit par l’éducation, l’environnement émotionnel ou même des mécanismes biologiques.

Résultat : on peut ressentir dans son corps une tension, une peur ou un blocage…sans que cela corresponde à notre propre vécu.


Notre corps n’oublie rien. Même si nous ne nous souvenons pas consciemment d’un événement familial ou d’un stress ancien, le cerveau et le système nerveux peuvent garder sa trace.


S. , 38 ans, consultait pour des difficultés à concevoir un enfant, malgré des bilans médicaux normaux. Lorsqu’elle a commencé à explorer son arbre familial, elle a découvert que sa grand-mère maternelle avait perdu un enfant très jeune, et que sa mère avait eu des graves complications à la naissance de sa sœur cadette.

Même si S. n’avait pas vécu ces traumatismes directement, son corps semblait réagir à cette histoire familiale : un stress inconscient, enregistré dans son système nerveux, pouvait influencer sa fertilité. Son cerveau a fait cette association : avoir un enfant = danger. Par conséquent, il va tout faire pour que cela n’arrive pas. 

Au fil des séances de kinésiologie, en travaillant sur la libération de ces mémoires transgénérationnelles, S. a progressivement ressenti un relâchement émotionnel et corporel. Quelques mois plus tard, elle a pu concevoir sereinement.


1) Le rôle du cerveau


  • L’amygdale, zone du cerveau qui gère les émotions et la peur, peut réagir à des stimuli comme si l’événement traumatique s’était produit dans le présent.


  • L’hippocampe, qui organise nos souvenirs, peut associer des expériences passées à des situations actuelles, créant ainsi des réactions émotionnelles automatiques.


  • Le cortex préfrontal, qui aide normalement à analyser et raisonner, peut être temporairement “contourné” par ces réponses automatiques, laissant place à des comportements répétitifs ou des blocages.


Autrement dit, le corps et le cerveau “réagissent” à un passé qu’on ne vit pas consciemment, mais qui reste enregistré dans le système nerveux.


2) Le système nerveux et les tensions corporelles


  • Le système nerveux autonome (sympathique et parasympathique) peut rester en alerte, même longtemps après le trauma familial.


  • Cela se traduit par : tensions musculaires, fatigue chronique, anxiété, troubles du sommeil, ou réactions de fuite / combat disproportionnées.


  • Le corps devient un mémoire vivante des émotions et événements transgénérationnels.


Quelques exemples de pistes possibles :


  • Famine ou privations alimentaires → prédispositions au surpoids ou aux troubles alimentaires.


  • Guerres ou exils → stress chronique, hypervigilance, insomnie.


  • Maladies graves dans la lignée → anxiété face à la santé, tensions corporelles.


  • Décès précoces ou accidents → peurs inconscientes, crises de panique ou d'angoisse, blocages émotionnels.


  • Violences ou abus → réactions automatiques de défense, tensions corporelles, troubles relationnels.


  • Secrets ou non-dits familiaux → culpabilité diffuse, sentiment d’illégitimité.


Bien sûr, cette liste est non exhaustive et ne détermine pas la trajectoire de qui que ce soit. Chaque histoire est différente.


Ce que dit l’épigénétique : nous n’héritons pas d’un trauma, mais d’une sensibilité


Aujourd’hui, certaines recherches en biologie viennent éclairer ce que l’on observe depuis longtemps dans l’accompagnement thérapeutique.



L’épigénétique montre que les expériences de vie intenses — stress prolongé, famine, guerre, exil, insécurité — peuvent modifier la manière dont certains gènes s’expriment.Ces modifications ne changent pas les gènes eux-mêmes, mais leur fonctionnement.

Ce qui peut se transmettre aux générations suivantes n’est donc pas le traumatisme en tant que tel, ni un souvenir précis, mais plutôt une prédisposition :


  • une sensibilité accrue au stress


  • un système nerveux plus réactif


  • une tendance à l’hypervigilance


  • certaines stratégies de protection héritées de l’environnement familial


Autrement dit, on ne transmet pas une histoire toute faite, mais un terrain.


De plus, plusieurs travaux en épigénétique et en psychologie du trauma suggèrent que les effets d’un événement traumatique peuvent parfois apparaître de façon marquée chez les petits-enfants plutôt que chez les enfants directs.

Par exemple, des études menées notamment par Rachel Yehuda sur des descendants de survivants de la Shoah ont montré que :


  • la génération directement exposée développe des stratégies d’adaptation pour survivre


  • la génération suivante grandit dans cet environnement marqué par le trauma


  • mais c’est parfois la 3ᵉ génération qui manifeste davantage certains symptômes anxieux ou identitaires


Une hypothèse est que :


  • la 1ʳᵉ génération est en mode survie


  • la 2ᵉ s’adapte à ce climat


  • la 3ᵉ peut exprimer ce qui n’a pas été élaboré


L’épigénétique montre aussi que l’environnement, les expériences vécues, les relations et le travail thérapeutique peuvent influencer à nouveau l’expression de ces mécanismes.

Cela signifie que ce qui a été transmis peut évoluer et que rien n’est irréversible.



De plus, beaucoup de personnes pensent que leurs difficultés viennent d’un manque de confiance, d’une incapacité de leur part, d’un défaut etc…

Mais lorsque l’on découvre qu’un blocage peut être lié à une histoire plus ancienne, quelque chose se détend immédiatement. Il y a souvent un immense soulagement.

Plutôt que de se sentir défaillant(e) ou « abîmé(e) », on peut identifier, comprendre et transformer ces mémoires, et cela change profondément la manière dont on peut avancer.


Regard de la médecine traditionnelle chinoise


En médecine traditionnelle chinoise, le corps et l’esprit ne sont jamais séparés. Les expériences difficiles — manque, insécurité, stress prolongé — sont considérées comme pouvant affaiblir certains systèmes énergétiques, en particulier la Rate et le Rein, liés à la nutrition, à la sécurité intérieure et à l’héritage familial.

Les textes classiques évoquent déjà l’idée que les déséquilibres peuvent se transmettre et s’inscrire dans le corps, non seulement par la génétique, mais aussi par l’environnement, l’histoire familiale et les conditions de vie.

Mais dans cette approche, là encore, rien n’est jamais figé : le corps est perçu comme un système vivant, capable de s’adapter, de se rééquilibrer et d’évoluer tout au long de la vie. Les manifestations corporelles ne sont donc pas vues comme une fatalité, mais comme des signaux indiquant qu’un nouvel équilibre est possible.


Le rôle de la kinésiologie dans ce travail


En kinésiologie, nous travaillons avec la mémoire du corps.

Le test musculaire permet au praticien d’identifier les sources de stress enregistrées par le système nerveux, qu’elles soient liées :


  • à l’histoire personnelle


  • à l’environnement actuel


  • ou parfois à une mémoire familiale plus ancienne


En effet, lorsqu’il s’agit d’une problématique transgénérationnelle, la kinésiologie permet d’aller à la source des blocages physiques ou psychologiques et parfois de remonter plusieurs générations en arrière afin de mettre en lumière des liens invisibles. 

Puis elle permet de s’en libérer grâce à différentes techniques d’équilibration (acupressure, visualisations, etc…).

Il ne s’agit pas d’effacer son héritage ou d’accuser sa famille mais de distinguer ce qui nous appartient vraiment, pour pouvoir se libérer de ce qui pèse.

Il s’agit simplement de permettre au corps de faire la différence entre le passé et le présent.

Petit à petit, la personne peut retrouver plus de liberté :


  • faire des choix qui lui ressemblent


  • sortir de schémas répétitifs


  • se sentir plus à sa place


  • avancer avec plus de légèreté



⚠️ Cadre et responsabilité :


En séance, c’est le client qui reste l’acteur principal. La kinésiologie permet de libérer les tensions corporelles et émotionnelles sans interpréter l’histoire familiale. Chaque prise de conscience est une ressource pour avancer, à son rythme et selon ses choix.

Explorer le transgénérationnel en séance peut être révélateur, mais en tant que kinésiologue, nous n’émettons pas d’hypothèses sur le passé du client ou de ses ancêtres.


Et si ce sujet vous parle…


Si vous vous êtes reconnu(e) dans certaines situations, ce n’est peut-être pas un hasard.

Parfois, une difficulté persistante n’est pas seulement un obstacle : elle peut être une invitation à regarder plus loin dans son histoire.

Comprendre d’où vient un blocage ne change pas le passé, mais cela peut profondément transformer la manière dont on vit le présent.

C’est ce que j’explore avec les personnes que j’accompagne en séance : mettre de la lumière sur ce qui agit en profondeur, pour permettre au corps et à la personne de retrouver plus d’espace et de choix.


 
 
 

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